Rencontre avec Giulia Cristofano, volontaire européenne au service Relations Internationales de l'IUT2 en 2020-21, chargée d'aider les étudiants grenoblois à développer leurs compétences en anglais et de promouvoir la mobilité à l’international.

Portrait Giulia Cristofano

Portrait

  • Giulia Cristofano, 23 ans, italienne

  • Parcours :
    Licence en Linguistique et Médiation interculturelle à l'université La Sapienza, à Rome

  • Missions :
    Promouvoir la langue anglaise et la mobilité internationale auprès des étudiants

 D'où viens-tu précisément ? Que faisais-tu avant de venir ici, quel est ton parcours ?

Je dis toujours, par souci de simplicité, que je viens de Rome, mais en réalité j’y suis seulement née, et je vis dans une ville située à 30 km de la capitale italienne. Avant de venir ici, j'étais étudiante à La Sapienza, où j’ai obtenu mon diplôme en septembre dernier. J'ai étudié les langues et la médiation interculturelle, et j'ai toujours été passionnée par les langues étrangères.

 En quoi consiste ton travail à l'IUT2 ?

Mon rôle consiste à rendre les étudiants plus à l'aise avec la langue anglaise. Les connaissances qu'ils ont acquises à l'école et à l'université sont une base importante, mais elles doivent également être utilisées en dehors de la salle de classe. Dans la vie de tous les jours, on ne parle pas l’anglais que l’on apprend à l’école. Ce que j'essaie de faire, c'est d'amener les étudiants à dire ce qu'ils pensent, ce qu'ils aiment, à jouer à des jeux de société, à regarder des films, à avoir des discussions et bien plus encore, mais en anglais.

Un autre aspect que j'apprécie beaucoup dans le rôle que j'occupe à l'IUT2 est de pouvoir partager l'importance d'étudier à l'étranger, que ce soit pour une courte ou une longue période, en Europe ou ailleurs. J'aime leur expliquer les options dont ils disposent et les aider à trouver des cours qu'ils aimeraient suivre à l'étranger.

 Pourrais-tu nous en dire plus sur ton statut de volontaire européenne ?

Être volontaire européenne est une expérience très personnelle, je trouve. Je ne pense pas qu'il soit possible de parler au nom de tous les volontaires mais, en ce qui me concerne, cette expérience a contribué à me donner le sentiment d'être une citoyenne européenne. En faisant du volontariat, on rencontre aussi d'autres volontaires, et on se rend compte qu’on n'est pas la seule personne à vouloir contribuer de manière positive à quelque chose. Les projets auxquels les volontaires participent sont nombreux et variés, mais l'objectif global est le même pour tous.

Cette expérience a contribué à me donner le sentiment d'être une citoyenne européenne

Concrètement, être volontaire, c'est aussi une très bonne expérience, une sorte d'introduction en douceur au monde du travail. Et en recevant des subventions de l'Union européenne, il est facile de partir vivre dans une nouvelle ville et de subvenir à ses besoins.

 Pourquoi as-tu décidé de faire du volontariat ?

L'idée de faire du volontariat à l'étranger m'intéresse depuis le lycée. J'ai toujours aimé voyager, mais j’aime d’autant plus l'idée de le faire dans un but précis et d'apprendre de nouvelles choses qui ne font pas partie des expériences touristiques habituelles. C'est pourquoi, une fois rentrée de mon Erasmus en Allemagne et à la fin de mes études, j'ai immédiatement commencé à chercher une occasion de retourner à l'étranger. Je voulais aussi faire une pause entre ma licence et mon master, car la dernière année a été très fatigante. J'avais besoin de retrouver ma motivation et de trouver quelque chose de challengeant et stimulant.

 Pourquoi as-tu choisi la France, Grenoble et notre établissement ?

Eh bien, tout d'abord, c'est le projet qui m'a intéressé ! Je n'aurais pas candidaté pour un projet qui ne me plaisait pas. Ensuite, Grenoble a été une bonne surprise pour moi, je ne pensais pas que je m'y intégrerais aussi bien. J'aime cette ville.

La deuxième raison est une heureuse coïncidence. Lorsque je candidatais pour mon année en Erasmus, j'avais mis Grenoble comme deuxième destination au cas où je ne serais pas acceptée pour mon premier choix. J’ai finalement effectué mon année en Allemagne, mais j'ai pensé que ce serait bien d’avoir une autre chance de pouvoir vivre à Grenoble ! Pour une raison ou une autre, il fallait que je passe par cette ville et son université dans ma vie.

 Sur quels types de projets travailles-tu ces jours-ci ? Avec qui travailles-tu principalement ?

En ce qui me concerne, je préfère personnaliser les projets et les activités en fonction de ce dont les étudiants ont besoin pour améliorer leurs compétences linguistiques. Certains veulent améliorer leur expression orale, d'autres ont des lacunes en grammaire, certains sont déjà bons et veulent juste avoir quelqu'un avec qui pratiquer, mais il y a aussi ceux qui veulent se distraire et jouer à des jeux. Je pense qu'il est important de faire participer tout le monde, de toutes les manières possibles !

De plus, cette année a été un peu particulière, comme nous le savons tous, et bien que je souhaitais poursuivre les projets commencés par Alvaro, le précédent volontaire, il n'y avait aucune possibilité de le faire. Organiser des activités en ligne alors que les élèves doivent aussi suivre des cours tous les jours, toujours devant l'écran, peut être difficile.

Il est important de faire participer tout le monde, de toutes les manières possibles !

Nous avons également été très actifs sur les réseaux sociaux pour communiquer avec les étudiants pendant leurs vacances, afin qu'ils sachent que nous sommes là et que les activités n'ont pas cessé malgré la fermeture des universités.

Sur notre compte Instagram en particulier, nous parlons chaque mois d'un pays différent où les étudiants peuvent se rendre pour leur Erasmus. C'est un excellent moyen de partager des informations utiles et de mettre les étudiants en contact avec ceux qui sont partis avant eux.

 À quoi ressemble une journée ordinaire pour toi ?

Avant la fermeture, je me rendais beaucoup plus souvent au bureau, mais désormais, je travaille principalement de chez moi. Le matin, je me consacre généralement à l'organisation des rendez-vous et à la préparation des réunions : répondre aux courriels, trouver des sujets, des activités, de nouveaux jeux, etc. L'après-midi, je rencontre généralement les étudiants en ligne. Lorsque j'ai du temps libre le week-end, j'aime marcher, cuisiner, faire de l'exercice, lire, peindre à l'aquarelle et regarder des films ou des séries télévisées.

 Que retiendras-tu de ton séjour à Grenoble et à l'IUT2 ?

La neige, les excursions en montagne, les gens que j'ai rencontrés et le plaisir de prendre soin de soi. De l'IUT2, je garderai toujours un bon souvenir de mes collègues, en particulier Catherine et Jenny, qui m'ont accueillie dès le début et m'ont soutenue à tout moment, notamment pour ne pas me faire sentir seule pendant le confinement.


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Merci à Giulia de s'être prêtée à cet interview !